Chapitre 2 :
- Assassin personnel d’un empereur Akavirois ? Tu te moques de moi ? S’exclama Ja’Shir.
- Je croyais que tu ne devais pas m’interrompre.
- Comment espérais-tu que j’entende une telle chose sans ciller ?
- Je n’espérais rien, lança Felwynn d’une voix égale. Puis-je poursuivre, maintenant ?
- Comme tu voudras. Mais il va falloir te montrer très convaincant pour me faire croire à une histoire pareille.
C’est ainsi que Felwynn lui raconta.. Il n’omit aucuns détails.
Il parla de ses premiers souvenirs, quand, dès son plus jeune âge, des hommes-serpents l’avaient choisi parmi les quelques
esclaves elfes dont disposait Versidue-Shae.
Il évoqua son éducation, riche. On lui avait enseigné la politique, les mathématiques, la géographie, l’histoire et la
philosophie.
Il décrivit son instruction militaire, l’un des pires moments de sa vie. Bien dès fois il dut défendre chèrement sa vie contre
ses consorts qui refusaient de recevoir les même leçons qu’un bipède inférieur.
Il parla de ces longues heures de face à face avec un vieux professeur Tsaesci, qui lui répétait sans cesse qu’il devait faire
taire tout ses sentiments, qu’ils le rendaient vulnérable. Souvent, pour clore l’entretien, son précepteur faisait entrer un esclave et lui ordonnait de lui trancher la gorge.
Et Felwynn faisait taire sa répulsion et obéissait. Toujours. Inlassablement. Aveuglément. Sans jamais savoir pourquoi un
esclave comme lui recevait une éducation aussi complète et aussi sévère.
Et puis, un jour, on l’avait conduit devant l’empereur. Celui-ci expliqua ce qu’il attendait du jeune Bosmer. Il devait tuer.
C’était sa mission, son unique raison de vivre. Et Felwynn avait hoché la tête, imperturbable. Il était devenu une machine. Indifférente et glaciale.
Par la suite, sa vie avait pris une autre tournure. Il était devenu l’assassin personnel de l’empereur, et de ce fait,
sillonnait le pays pour traquer et tuer les opposants du régime, les comploteurs, les rebelles, les généraux ennemies ou même les citoyens trop curieux.
Il acquit très vite une notoriété. On parlait de lui en de très nombreuse occasion à la cour. L’empereur était très satisfait.
Avoir un tueur compétent et craint à ses côtés ferait hésiter ses plus téméraires adversaires.
Et soudain, tout avait basculé. Versidue-Shae l’avait convoqué auprès de lui dans le plus grand secret. Il lui avait révélé
l’existence d’un complot visant à la supprimer, avait demandé d’en trouver le principal instigateur et de mettre fin à sa vie.
Alors Felwynn avait cherché. Il avait retourné le passé tumultueux des nobles Tsaescis, avait menacé, fait du chantage, trahit
et torturer plus de personne qu’il ne saurait les compter. Et il avait fini par trouver. L’empereur était menacé par son propre frère Tershin-Shae, qui convoitait son trône. Il l’avait donc tué,
comme on le lui avait ordonné.
Ce fut un mauvais calcul, car le monarque ne crût pas à la culpabilité de son frère, et l’accusa de trahison.
Alors, comprenant qu’il ne lui restait aucun espoir en Akavir, Felwynn avait fui vers l’ouest. Vers le continent de Tamriel dont
il avait mainte fois entendu parler.
Tandis qu’il finissait de raconter, le Bosmer constata que son compagnon l’observait avec des yeux ronds.
- Traverser Kamal m’a pris plus de temps que je ne le pensais, mais j’y suis finalement arrivé, conclu-t-il.
- Quelque chose m’échappe. Pourquoi toi ? Pourquoi ne pas choisir un Tsaesci, comme il serait logique de le faire ?
- Pour l’image que cela renvoi. Tu comprend, en Akavir, les Bosmer, comme toutes les autres races de Tamriel, paraissent aussi
étrange et mystérieuse qu’un homme-serpent sur ce continent. Ca entretient la rumeur.
- Cet empereur s’est donné beaucoup de mal, il doit être très respecté.
Felwynn haussa les épaules et jeta un œil au dehors. La nuit était plus noire que jamais.
- On ralentit, constata-t-il. Penses-tu que nous sommes près de notre destination ?
- Impossible. Je ne te l’ai pas encore dit, mais nous allons être vendus sur le marché aux esclaves de Sadrith Mora, qui est
encore à trois ou quatre jours de voyage. A mon avis, ils vont simplement s’installer pour la nuit.
- Parfait, commenta Felwynn. C’est ce que j’avais espéré.
- Ce que tu avais espéré ? Tu veux dire que tu comptes t’échapper ? S’étrangla Ja’Shir.
- Naturellement ! J’ignore ce que sera mon destin, mais je refuse de devenir un esclave de Morrowind, après avoir goûté à la
saveur incomparable de la liberté en Akavir.
- Je comprends cela, affirma le Khajiit. Mais comment comptes-tu te débarrasser de tes bracelets ? Je te rappel qu’il suffit à
nos geôliers de faire un tout petit effort de Volonté pour nous broyer le poignet !
Le Bosmer remonta son bras à hauteur de ses yeux et contempla le cercle de métal grossier qui l’ornait. Il en avait déjà vu de
semblable. L’empereur se servait des même modèles pour contrôler ses propres esclaves.
- Il suffira de les tuer avant. Je l’ai déjà fait, tu sais.
- Est-ce que tu étais enfermé dans une cage sans moyen de l’ouvrir quand tu as accompli cet exploit ?
- Pas exactement, reconnut Felwynn. Mais l’ouvrir ne devrait pas être trop difficile. Il suffit de modifier un peu une des
fourchettes qu'ils nous ont donné pour le repas pour un faire un crochet acceptable. La seule chose que je veux savoir, c’est si tu es avec moi.
Ja’Shir conserva le silence pendant de longue minute, pesant le pour et le contre. Finalement, il hocha doucement la tête. Si un
autre que le Bosmer lui avait proposé un tel plan, il aurait probablement refusé, mais le passé de l’elfe jouait pour une fois en sa faveur.
Ils se rapprochèrent l’un de l’autre et se mirent à élaborer leur plan d’évasion.
Leurs gardiens n’étaient que quatre. Une formalité, d’après Felwynn. Le tout était de frapper au bon moment. Les gardes avaient
allumé un feu et s’affairaient à monter leur camp. Ce fut chose faite en quelques minutes, puisqu’ils n’eurent guère qu’à jeter de vieux matelas tressés à même le sol.
Ils allumèrent un feu, se réunirent autour et discutèrent à voix basse pendant un long moment. Puis l’un d’eux extirpa de son
baluchon une bouteille de shein qu’ils vidèrent consciencieusement. Ils ne tardèrent pas à montrer les premiers signes d’ivresse. Ils entonnaient des chants paillards à plein poumon s’envoyaient
de grande claque dans le dos.
Finalement, trois d’entre eux partirent rejoindre leur couche en titubant, tandis que le quatrième se rapprocha du feu pour
conserver un semblant de chaleur pendant le long et pénible tour de garde qui l’attendait.
Felwynn et Ja’Shir ne tardèrent pas à entendre des ronflements s’élever de l’obscurité.
- C’est maintenant ou jamais, chuchota Felwynn. Tiens-toi prêt à courir, je vais m’occuper de la sentinelle qu’ils ont
laissé.
Le Khajiit acquiesça silencieusement, la mine inquiète. Ses oreilles étaient dressées sur son crâne et sa queue s’agitait
nerveusement, balayant le sol derrière lui. Felwynn enfonça doucement le crochet de fortune qu’il avait fabriqué dans la serrure de leur cage.
- C’est un outil fragile, expliqua-t-il tout bas à un Ja’Shir de plus en plus nerveux. On a droit qu’a un seul essai, alors
tâche de te tenir tranquille.
Le Bosmer commença à tâter doucement les gorges du verrouillage, puis, quand il sentit une faiblesse, racla toutes les goupilles
d’un geste rapide et précis. La porte s’ouvrit avec un léger cliquetis et Felwynn bondit aussitôt dehors, suivit peu après par son compagnon qui commençait franchement à paniquer.
- Tu sais que s’ils nous repèrent, tout est fini ? Ils nous tueront sans l'ombre d'une hésitation !
- Alors essayons de ne pas nous faire repérer.
- Malheureusement pour vous, il est déjà trop tard ! Railla une voix dans l’obscurité.
L’elfe des bois pivota vers les flammes, en position de combat, tandis que Ja’Shir s’effondra au sol en pleurant de désespoir.
Trois silhouettes s’approchèrent du feu, tandis que la sentinelle qui leur tournait le dos depuis le début se relevait lentement. Tous les quatre avaient revêtu leurs impressionnantes armures
d’ossements et tenaient leur épée bien en vue.
- Sales vermines ! Cracha un des Dunmer en grimaçant de haine. Vous avez vraiment cru que nous allions nous soûler et vous
laisser sous la surveillance d’un seul garde pendant votre première nuit en captivité ? Ridicule !
- Pourquoi cette comédie ? Demanda calmement Felwynn.
- C’est un petit test, qu’on fait à chaque livraison d’esclaves, les gars et moi. Ca permet de voir à quel point ils sont
dociles. En ce qui vous concerne, vous êtes irrécupérable. Il est hors de question de présenter une aussi piètre marchandise à Sadrith Mora. C’est dommage, on va perdre un peu d’argent, mais d’un
autre côté, on va pouvoir s’amuser un peu. Pas vrai, les gars ? Lança le Dunmer à la cantonade.
Ses compères acquiescèrent en s’esclaffant bruyamment. Ils s’approchèrent en faisant siffle leurs épées dans l’air. Des sourires
cruels s’étalaient sur leur visage.
Soudain, Ja’Shir se précipita vers eux et se jeta à genoux. Sa voix était si paniquée qu’on comprenait difficilement ce qu’il
disait. Il était toutefois aisé de deviné qu’il s’agissait de suppliques désespérées.
Les quatre guerriers le contemplèrent un instant, la mine dégoûté, puis l’un d’un s’avança et s’accroupit à la hauteur du
Khajiit.
- Et pourquoi t’épargnerai-je ? Quel intérêt puis-je en retirer ?
- Je vous jure de rester tranquille ! J’obéirais, sans jamais me plaindre, je vous le promet !
Des larmes de paniques coulaient sur tout son visage et ses mains tremblaient violemment. L’elfe qui s’était agenouillé pour
l’écouter se redressa. Il posa une main rassurante sur l’épaule de Ja’Shir et lui sourit. L’homme-chat cessa de trembler et se redressa. Mais le sourire du Dunmer se changea en grimace de haine.
Il dégaina un poignard, resserra sa prise sur l’épaule de sa victime et frappa. Trois fois. Au niveau de l’estomac. Le Khajiit poussa une plainte stridente et s’effondra.
- Non ! S’écria Felwynn.
Il était catastrophé. Ja’Shir était le seul être doué d’intelligence qui lui ai démontré un semblant de sympathie.
La rage l’envahit peu à peu. Il tenta de la contrôler, comme on le lui avait enseigné jadis, mais il n’y parvînt pas. Une envie
farouche de faire couler le sang se manifesta en lui. Il connaissait bien cette sensation, qu’il avait éprouvé de nombreuses fois avant d’exécuter un contrat pour l’empereur, mais jamais il ne
l’avait ressenti aussi intensément.
- Vous allez mourir, articula difficilement Felwynn, tremblant de colère.
- Ne dit pas n’importe quoi, ricana un des Dunmer. Ta blessure est à peine refermée, tu n’es pas armée, nous sommes quatre et
pour couronner le tout, je vais activer ton bracelet pour qu’il te broie le poignet d’une seconde à l’autre.
Felwynn jeta un regard furieux au morceau de métal qui emprisonnait son bras. Il ne pouvait rien faire ! Tout ça à cause de la
magie. Il l’avait déjà constaté depuis longtemps. La magie était la source de tout les maux. Elle créait la soif de pouvoir et attisait la haine des autres.
C’est alors que quelque chose se brisa en lui. Un sentiment de puissance, enivrant, se répandit dans tout son corps. Un sourire
cruel se dessina sur son visage. Il allait les massacrer. Tous. Et il prendrait son temps.
Le Bosmer, cédant à ses pulsions meurtrières, fit un pas en avant.
- Tant pis pour toi ! S’exclama un des guerriers. Tu peux dire adieu à ton avant-bras !
Il planta ses yeux dans ceux de Felwynn et attendit posément que le sort du bracelet agisse. Plusieurs seconde s’écoulèrent.
Mais rien ne se passa.
- Un problème ? Demanda l’elfe des bois avec cynisme.
- Mendel ! Que se passe-t-il ? Le sort ne fonctionne pas !
- Ce n’est pas normal. Je n’ai jamais vu un bracelet cesser de marcher !
- Après tout, ça n’a pas d’importance, fit le Dunmer qui avait joué les sentinelles en haussant les épaules. Il est seul et sans
arme.
- Naturellement, commenta Felwynn d'un ton désinvolte. Vous n’auriez aucune chances, si ce n’était pas le cas.
L’elfe qui était le plus proche de lui poussa un rugissement de colère devant l’insinuation et se précipita vers le Bosmer en
brandissant son épée au-dessus de sa tête. Felwynn le regarda foncer sur lui avec intérêt, les bars croisés. Lorsque son adversaire ne fut plus qu’a un pas de lui. Il frappa la gorge ennemie de
sa paume ouverte. Le Dunmer s’écroula dans un râle.
- Quelque chose m’échappe, dit le Bosmer en ramassant l’épée du guerrier qu’il avait terrassé. Pourquoi se couvrir le corps avec
une armure lourde et encombrante si c’est pour ne pas mettre de heaume et laisser son point faible à découvert ?
Les trois survivants ne répondirent pas. Il se consultèrent du regard et bondirent en avant. Ils firent pleuvoir sur Felwynn une
série de coups meurtriers. Celui-ci esquivait la plupart de quelques mouvements lestes et gracieux.
La douleur de sa blessure se réveilla rapidement, cuisante. Il devait se dépêcher de mettre hors combats les trois guerriers,
avant que son sang ne se remette à couler. Il cessa donc de se défendre pour passer à l’attaque. Avec une précision redoutable, il porta trois fulgurants coups d’épée. Les trois Dunmer lâchèrent
aussitôt leurs armes pour tenter d’endiguer le flot écarlate qui s’écoulait de l’entaille qu’ils avaient dans la gorge. Ils ne tardèrent pas à s’écrouler sur le sol, une lueur d’incompréhension
dans le regard.
Felwynn ne prit même pas le temps de vérifier si le premier elfe qu’il avait frappé était mort. Il se précipita vers Ja’Shir. Ce
dernier respirait encore. Sa poitrine se soulevait toutefois difficilement et une écume vermeille perlait aux coins de ses babines.
- Je suis très impressionné, balbutia-t-il en souriant. Et je comprend mieux pourquoi tu étais si sûr de toi.
- Ne parle pas, conseilla le Bosmer. Tu doit rester immobile pour t’en sortir.
- Si je ne dis rien maintenant, je ne le ferai plus jamais. Ecoute, Felwynn, c’est important. J’ai vu le combat. Ils avaient
raison, tu sais. Jamais un bracelet n’avait été défectueux auparavant. Ce qui signifie que c’est toi qui a fait ça. J’ignore comment, mais tu l’a fait.
- En quoi est-ce si important que tu risques ta vie pour me le dire ?
- Tu ne saisit pas la puissance d’un pouvoir pareil. Si tu peux empêcher l’utilisation de la magie, tu peux changer le
monde.
- Une personne seule ne peut changer le monde, Ja’Shir. Avec ou sans pouvoir.
- N’en soit pas si certain. Sans magie, même les dieux ne sont rien. Ecoute, tu peux…
Une violente quinte de toux secoua le corps du Khajiit et il cracha du sang. Il voulu reprendre la parole, mais il ne parvînt à
prononcer que quelques syllabes inintelligibles. Finalement, il poussa un long soupir et cessa tout simplement de bouger.
Felwynn était vraiment ému. Des sensations jusqu’alors inconnue troublait son cœur. Pour la première fois, il subissait la perte
d’un ami. C’était un sentiment étrange auquel sa formation ne l’avait pas préparé à résister.
Il mit plusieurs minutes à retrouver sa sérénité. Mais peu à peu, son esprit pratique reprit le dessus et il entreprit de
fouiller le campement dont il était désormais l’unique survivant. Il ramassa un sac de voyage et commença à entasser diverses choses à l’intérieur. Il récolta tout ce qui pouvait lui être utile.
Nourriture, vêtements, potions, il inspecta tout. Les guars de monte observaient placidement ce spectacle de pillage.
Jamais Felwynn n’envisagea d’en chevaucher un pour partir. En bon akavirois qu’il était, il ignorait totalement les rudiments de
la cavalerie.
Finalement, il prit l’épée la moins abîmé qu’il put trouver et se prépara à se mettre en route. Un raclement de gorge attira son
attention. Le Dunmer qu’il avait frappé au cou se relevait en toussant et en pestant.
- Alors tu es toujours en vie, constata le Bosmer. Tu as de la chance, ce coup tue presque neuf fois sur dix.
Le guerrier sursauta et se retourna vivement.
- Toi, persifla-t-il. Je vais te faire la peau.
- Vraiment ? Crois-tu pouvoir réussir là où trois de tes camarades ont échoué ?
Une expression d’effroi se peignit sur le visage de l’esclavagiste tandis qu’il avisait les corps de ses compagnons gisant à
quelques mètres de là dans une mare de sang.
- Démon, jura l’elfe noir en se jetant sur lui, l’épée au poing.
- Tu refais les même erreurs, commenta Felwynn.
Il évita la charge maladroite du guerrier et lui planta sa lame dans la rotule, juste au défaut de l’armure. Son adversaire
hurla de douleur et tomba à genoux. Il le saisit par les cheveux et plaqua le fil de son arme contre sa gorge.
- Je vais te demander une chose. Juste une chose. Si tu répond, je te laisserai en vie. Tu as compris ?
L’elfe noir hocha la tête, tétanisé.
- La clef de mon bracelet. Où est-elle ?
Le Dunmer lui indiqua de la main un des guars qui paissait tranquillement l’herbe haute, caractéristique des Grandes Pâtures,
qui les entouraient.
- Bien. Tu t’es montré très coopératif.
- Alors… vous allez me laisser partir ?
- Non, annonça Felwynn avec un grand sourire.
Et il fit glisser la lame sur la gorge grisâtre de l’esclavagiste. Du sang jaillit violemment et il s’écroula sur le dos. Le
Bosmer se pencha vers le mourrant et murmura quelques mots à son oreille :
- J’aurai adoré passer un peu plus de temps avec toi. Cette mort est trop douce pour un déchet dans ton genre. Mais je n’ai
guère le temps de m’attarder… dommage.
Le Dunmer mourut dans un gargouillis qui laissa Felwynn de marbre. Il récupéra la clef, jeta son bracelet, réajusta son sac et
s’enfonça dans la nuit. Il laissait la mort derrière lui, tout en sachant pertinemment qu’elle ne tarderait pas à s’attacher de nouveau à ses pas.
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